L'EITB, l'école de au bord de la mer où j'ai fait trois ans d'apprentissage sur le théâtre et la vie. Un apprentissage de qualité avec des professeurs d'ici et d'ailleurs. A L'EITB c'est une famille où on touche à tout avant de faire son choix final : comédien, metteur en scène, Scénographe... Moi personnellement L'EITB m'a permis de grandir et d'avoir un esprit critique et bien ouvert dans la vie professionnelle et sociale. Laure Guiré
Laure GUIRE (Burkina-Faso)
Alanda KOUBIDINA (Bénin)
Entre 2012 et 2014, j’ai vécu trois années qui ont profondément changé ma manière de voir l’art, les autres et moi-même. Ces années, je les ai passées à l’Ecole Internationale de théâtre du Bénin. L’EITB est bien plus qu’une école. C’est une traversée. Un espace où l’on arrive avec des rêves et d’où l’on repart avec une colonne vertébrale artistique et humaine. Le système d’internat nous apprend très vite que notre métier ne peut pas se construire seul. On y apprend à vivre ensemble, à créer ensemble, à tomber ensemble et surtout à se relever ensemble. Cette école m’a façonné. Aujourd’hui, je peux écrire mes propres textes, concevoir des spectacles, penser une scénographie, élaborer un plan lumière, défendre des projets artistiques et accompagner des compagnies dans leur développement. Mon parcours professionnel est nourri de tout ce que l’EITB a semé en moi. Mais au-delà des compétences, l’école m’a appris quelque chose de plus précieux : dépasser les conflits pour préserver le collectif. À l’internat, les tensions ne durent jamais longtemps, parce que la création nous oblige à revenir les uns vers les autres. Et c’est peut-être là la plus grande leçon de cette école : comprendre que l’art est plus grand que nos égos. Je garde encore en mémoire cette phrase souvent répétée par le directeur Alougbine Dine: « Si tu gardes les querelles d’hier, tu resteras seul aujourd’hui. » Et notre métier ne peux se pratiquer seul. Je suis Chakirou SALAMI, et si je devais raconter tout ce que l’EITB a représenté pour moi, quelques lignes ne suffiraient pas. Cette école ne forme pas seulement des artistes. Elle révèle des êtres capables de créer, de transmettre et d’avancer malgré les tempêtes. Chakirou SALAMI alias Baba Ketou
Chakirou SALAMI (Bénin)
L’eitb n’est pas une école. C’est vraiment la réduire à une école . Soyons sincère. L’EITB est un manoir des possibles où chaque compartiment de mon être a été forgé pour pratiquer tous les arts du monde sans complexe. Aujourd’hui je suis grand Auteur , grand Comédien, grand Metteur en scène, concepteur et gestionnaire de projet de vie, plasticien, peintre, scénographe, … Je pratique toutes les formes théâtrales de ce monde et même au-delà des formes théâtrales, j’écris et je monte des géants spectacle de musique, de danse, et consorts… Pensez-vous qu’une école peut donner ça ? Non Soyons sincères L’EITB, doit changer de nom Elle a passé depuis le cap d’école et elle devient Manoir Sacré International des Arts de l’Afrique Ça c’est moi Et c’est ce que je pense J’ai tout puisé à ce Manoir C’était Germain Iroko OUSSOU Ouedraogo Orogbo Eshumanré KABIÉSSI Yelinan Orunmilla. Orish
Germain OUSSOU (Bénin)
Nathalie HOUNVO- Yêkpè (Bénin)
Il existe des lieux qui ne sont pas seulement des écoles mais des terres où l’on apprend à devenir humain. L’Ecole Internationale de Théâtre de Bénin est de ceux-là. Quand j’ai franchis ses portes, je pensais venir apprendre le théâtre. Mais j’y ai découvert bien plus : une manière de regarder le monde, de comprendre les autres, et de me comprendre moi-même. A l’EITB chaque parole devient une lumière, chaque scène une leçon de courage, chaque répétition une école de patience. On y apprend à tomber sans abandonner, à écouter avant de parler, à rêver sans avoir peur. Le théâtre nous y enseigne l’art de jouer mais la vie nous y enseigne l’art d’exister. Les formateurs ne transmettent pas seulement un savoir. Ils transmettent une force, une discipline, une dignité. Derrière cette école se tient l’initiative d’un homme d’un humanisme hors pair, d’un cœur en or. Un homme miracle. Qu’il ait financement ou non il reste debout et continue d’avancer, de croire en la jeunesse, de défendre l’art comme on défend sa vie. Dans cette école les voix timides trouvent leur souffle, les regards perdus retrouvent leur horizon et les corps fragiles découvrent leur puissance. L’EITB m’a appris que l’art n’est pas un luxe mais une nécessité ; qu’un artiste peut porter la paix, éveiller les consciences et transformer les blessures en beauté. Aujourd’hui je porte cette école en moi comme une scène intérieure où vivent encore les conseils, les rires, les silences et les rêves partagés. Dans un monde où beaucoup abandonnent, où les valeurs s’effacent devant l’intérêt nous continuons malgré tout à croire, à créer et à transmettre. « Nous ne sommes qu’une minorité à résister » ELHADJI ADAMOU SOULEYMANE Abdou Karim/Niger
Karim ELH ADAMOU Niger)
L"EITB m'a tout donné. C'est une école de la vie.
Je vous reviens avec plus de détails
Ibrahim MALANGONI (Niger)
Il y a des écoles qui enseignent un métier, et il y a celles qui éveillent une destinée. Pendant trois années passées à École Internationale de Théâtre du Bénin, j’ai appris à écouter le silence d’une scène, à comprendre la lumière, à guider les corps, à faire parler les émotions et à donner une âme aux mots. L’EITB n’a pas seulement formé l’artiste que je suis devenu ; elle a nourri l’homme de culture que je continue d’être chaque jour. Aujourd’hui, dans mes mises en scène, dans mes cours aux élèves et étudiants, dans les stages et les rencontres à travers différents pays, je porte encore cette flamme allumée là-bas, entre travail, passion et transmission. Le théâtre m’a ouvert ses portes, mais l’EITB m’a appris à y marcher avec le cœur. Jean Louis Mahouto KEDAGNI Comédien Conteur humoriste Directeur du Centre Culturel FESTHEC
Jean Louis Mahuto KEDAGNI (Bénin)
L'EITB, bien plus qu'une école, une renaissance Il y a des virages dans la vie qui redéfinissent totalement qui vous êtes. Pour moi, ce virage a un nom : l’EITB (École Internationale de Théâtre du Bénin). Si je suis aujourd'hui en train de poursuivre mes rêves, c’est entièrement grâce à ce lieu unique. On dit souvent que c’est une école de théâtre, mais en réalité, c’est une école de vie. Entrer à l’EITB, c'est accepter de renaître, de grandir en esprit, en âme et en mentalité. On y vient pour apprendre le jeu d’acteur, et on en sort "touche-à-tout", transformé à jamais. Personnellement, je n’aurais jamais imaginé devenir scénographe avant d'y poser les pieds ; j'en suis ressorti à la fois acteur et scénographe, armé d'un savoir et d'une polyvalence que je n'aurais trouvés nulle part ailleurs. On y apprend le savoir, le savoir-faire, mais surtout le savoir-être et le savoir-vivre parmi les hommes. Elle laisse sur chaque étudiant une marque indélébile. Derrière ce miracle, il y a la vision d'un grand homme. Alougbine Dine n’a pas simplement rêvé d’une école : il a rêvé d’un nouveau monde pour le théâtre africain. Il nous a tout donné : la formation, les opportunités, l’éducation. Et même après notre sortie, il reste ce guide bienveillant qui continue de nous orienter et de nous conseiller. Ma gratitude envers lui est immense, tout comme elle l'est envers son épouse, Carole. Avec une générosité et une force admirables, elle s'est occupée de nous, nous a supportés et portés pendant quatre ans, veillant sur nous comme une mère, même dans les moments difficiles. L'EITB est une immense famille dont je suis profondément fier de faire partie. Ne fait pas l'EITB qui veut, mais qui peut. C'est une chance inestimable, et je leur dois ce que je suis aujourd'hui.
Achille SENIFA (Bénin)
Réservé aux possédé.es ! Nous sommes en 2026, Il y a 22 ans qu'elle est là. L'EITB. Il y a 06 ans que j'y achevais mon cursus de licence en art dramatique. Ce n'est pas une école. C'est un LIEU risqué. On y entre pour le théâtre et on en sort pour la Vie. La vraie. D’ailleurs, la vie à son internat fonctionne comme un camp réservé aux possédé.es en quête de communion avec leur possesseur. C'est la berge des éphémères où l'on apprend à creuser profond ENSEMBLE, construire ensemble et à détruire ensemble...C'est un champ du tout-possible. Ce sont des regards, des actions, des illuminations, des confusions, de la poésie, des flous, des conflits, des rires des frictions, du dénuement, des dénouements, des ré-actions et ça recommence ! Et ce n'est pas seulement BEAU, C'est une philosophie du devenir par le théâtre, avec à la clé, le feu de la possession essentiellement ravivé : A l'internat de l'EITB, qui est le principe fondamental de l'admissibilité, j'ai l'impression que chacun tente d'écrire la liberté. Le concept est unique : Elle est entre terre et mer, à la manière d’une pierre joliment taillée à l’effigie d’une certaine caste de vivants...qui ne craindront jamais de se jeter à l'eau CAR ils le savent : l'oeuvre de l'esprit n'existe qu'en acte, (Paul Valéry). Grosse Merde aux Esprits de ce TEMPS et des temps à venir. Rolly
Rolly GODJO (Bénin)
Avoir pris la décision d’entrer à l’École Internationale de Théâtre du Bénin (EITB) est l’une des meilleures décisions que j’ai prises dans ma vie. Pas seulement à cause des opportunités que j’ai eues, mais aussi pour cette personne que je suis devenue. Ce n’est plus ce « bébé » qui est entré à l’école de théâtre en 2021 qui vous écrit aujourd’hui. Et cela, je le dois en grande partie à mon Directeur, ce grand homme qui a tout dédié y compris sa vie à son art. Parfois, je me cache simplement pour l’observer, et je me demande : comment arrive-t-il à faire tout ça ? Au départ, je ne comprenais pas. Mais aujourd’hui… je sais que seul le travail bien fait paie. Il nous le répète souvent : « L’engagement, l’engagement… soyez engagés quand vous décidez de faire quelque chose. » Sa discipline force l’admiration. Aujourd’hui, je m’emploie à le dire à qui veut l’entendre : qui que vous soyez, peu importe d’où vous venez, lorsque vous faites cette traversée de quatre années dans mon école, votre vision du travail, du monde et même de la société change profondément. Grâce à l’EITB, j’ai eu l’occasion de faire des stages en Suisse (Le Labo), en France (ENSATT)… et c’était magnifique. J’ai aimé apprendre de nouvelles choses, découvrir d’autres manières de faire. Mais au-delà de tout cela, je me rends compte que l’expérience de Togbin plage est unique et reste profondément particulière. En plus de tout ce que nous apprenons sur le plan académique, j’ai compris que la vérité de notre théâtre se retrouve aussi dans nos vécus quotidiens : dans ce système d’internat ; dans les travaux que nous faisons ensemble ; dans les repas que nous partageons ; dans les folies que nous créons ensemble ; dans le fait de supporter l’autre pendant quatre ans, même lorsqu’il y a des prises de bec parce que vivre ensemble n’est pas toujours facile. Et pourtant, malgré tout cela, nous arrivons toujours à retrouver un équilibre, une harmonie collective. Personnellement, j’ai énormément aimé ces aînés que je suis venue rencontrer à l’EITB, ces personnes qui m’ont portée, entraînée pour que je puisse entrer dans la danse. Ils m’ont surtout supportée, encouragée, accompagnée. Voilà ce qu’est l’EITB, mon école. C’est une famille. Une école de vie où l’on vous apprend à toucher à tout. Tu ne peux pas sortir de là et rester sans rien faire, c’est impossible. Aujourd’hui, je défie même qu’on fasse mieux la peinture que moi…. 😎mdr. J’avoue qu’il y a eu des moments où j’ai totalement perdu confiance en moi. Mais des personnes ont cru en moi. Elles m’ont regardée et m’ont dit : « Tu peux le faire. » Et je le redis encore aujourd’hui : c’est ça, mon école. On n’abandonne pas. Un EITBIEN n’abandonne jamais. Merci à Aladji, mon Directeur, qui a cru en moi et qui m’a appris à naviguer. Je continue encore d’apprendre, mais je sais désormais que jamais je ne pourrai chavirer, parce qu’il m’a inculqué les bases. Le bateau peut tanguer… mais jamais faire naufrage. Merci à Madame Carole, notre administratrice, notre maman, qu’on dérange tellement !!! Elle ne m’a jamais lâchée, même quand je suis… ☺️ Merci à Sidoine, Achille, Rolly, Habdul, Boris…
Ornela FAGNON (Bénin)
Comédienne, metteuse en scène et performeuse béninoise, mon passage à l’École Internationale de théâtre du Bénin, de 2012 à 2015, a été déterminant dans ma carrière. J’étais de la troisième promotion. Ces trois années d’immersion totale ont littéralement façonné l’artiste que je suis aujourd’hui. L’école m’a ouvert au monde en m’offrant une vision artistique extrêmement large, décloisonnée et investie d’un rôle social fort. Durant ce cycle intense, avec mes camarades et moi, nous avons eu le privilège de recevoir des enseignements d’une immense richesse, dispensés par des maîtres, des metteurs en scène et des pédagogues venus d’ici et d’ailleurs. Cette confrontation constructive avec les cultures et techniques des théâtres variés a nourri mon imaginaire de manière irréversible. Au-delà des outils techniques, cette expérience m’a transmis une certitude inébranlable : celle de vouloir faire du théâtre mon métier, ma vie et mon mode d’expression principal. Et me voilà aujourd’hui sur des scènes nationales et internationales à travers mes créations et performances. Pour moi, la mise en scène est un laboratoire vivant où le corps, le texte et l’espace s’allient pour interroger notre humanité. Soucieuse de pousser toujours plus loin ma recherche artistique et d’explorer les liens physiques du jeu d’acteur, j’ai décidé de poursuivre mon parcours en Europe. En 2023, j’ai obtenu mon Master en physique du théâtre en Suisse, à la prestigieuse Académie Dimitri. Cette spécialisation a permis de parfaire mon identité artistique, me permettant de fusionner l’exigence du mouvement corporel avec la puissance du récit théâtral africain. Aujourd’hui, forte de ce bagage multiculturel, je continue à tracer mon chemin avec la ferme volonté de proposer un théâtre vivant.
Cybelline de SOUZA (Bénin)
Alors, je tiens vraiment à faire ce témoignage pour École Internationale du Théâtre du Bénin, cette école exceptionnelle que j’ai fréquentée de 2012 à 2014. Ça a été une aventure profondément marquante pour moi. J’y ai énormément appris, non seulement sur le théâtre, mais aussi sur tous les métiers qui l’entourent : le jeu d’acteur, le chant, la poésie, l’accessoirisation, la médiation culturelle, la rédaction de projets… vraiment tout un univers artistique et humain. Et aujourd’hui encore, cette formation me sert énormément, notamment dans l’organisation de mes événements depuis 2019. Pourtant, je n’ai jamais appris officiellement l’événementiel. Mais toutes les activités, les festivals et les projets organisés pendant notre formation nous préparaient déjà à ça. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est le côté internat. Pour moi, c’est une partie essentielle de cette école et il ne faut surtout pas la perdre. L’internat nous apprenait le vivre-ensemble : accepter les qualités et les défauts des autres, travailler ensemble malgré les différences, unir les énergies autour d’un objectif commun. Et honnêtement, c’est quelque chose qui me sert encore aujourd’hui dans ma vie et dans mon équipe. Parce qu’au final, les divergences existeront toujours. La vraie question, c’est : qu’est-ce qui nous rassemble malgré tout ? Donc oui, cette école a fait de moi un acteur et un comédien plus professionnel, mais surtout un homme plus mature. Et ça, ça change tout
Judicäel AVALIGBE (Bénin)
Je tiens à exprimer toute ma gratitude, ma satisfaction et mon admiration à École Internationale de Théâtre du Bénin pour les quatre merveilleuses années de formation que j’y ai passées. Cette école m’a permis d’obtenir une licence en Arts et Techniques du Théâtre dans un cadre académique et humain exceptionnel. Durant tout mon parcours, tout a été mis en œuvre pour élargir mes horizons dans le domaine des arts et de la culture. Dans un contexte où les études au Bénin sont souvent difficiles et pleines d’incertitudes, l’EITB nous a transmis les valeurs d’endurance, de persévérance et de créativité. La formation nous a préparé à identifier les défis du secteur artistique et culturel afin de proposer des solutions concrètes pour notre pays. Le régime d’internat et la cohabitation avec des étudiants de différentes nationalités ont été une expérience humaine très enrichissante. Cela m’a permis de m’ouvrir au monde, de découvrir d’autres cultures et de développer un véritable esprit de solidarité et de tolérance. J’ai particulièrement apprécié l’approche pratique de la formation, riche en expériences vécues au quotidien et en apprentissages concrets. Aujourd’hui, je ressors grandi, mieux préparé et fier d’avoir été formé par cette prestigieuse institution.
Casimir AGBLA (Bénin)
Comédienne, metteuse en scène et performeuse béninoise, mon passage à l’École Internationale de théâtre du Bénin, de 2012 à 2015, a été déterminant dans ma carrière. J’étais de la troisième promotion. Ces trois années d’immersion totale ont littéralement façonné l’artiste que je suis aujourd’hui. L’école m’a ouvert au monde en m’offrant une vision artistique extrêmement large, décloisonnée et investie d’un rôle social fort. Durant ce cycle intense, avec mes camarades et moi, nous avons eu le privilège de recevoir des enseignements d’une immense richesse, dispensés par des maîtres, des metteurs en scène et des pédagogues venus d’ici et d’ailleurs. Cette confrontation constructive avec les cultures et techniques des théâtres variés a nourri mon imaginaire de manière irréversible. Au-delà des outils techniques, cette expérience m’a transmis une certitude inébranlable : celle de vouloir faire du théâtre mon métier, ma vie et mon mode d’expression principal. Et me voilà aujourd’hui sur des scènes nationales et internationales à travers mes créations et performances. Pour moi, la mise en scène est un laboratoire vivant où le corps, le texte et l’espace s’allient pour interroger notre humanité. Soucieuse de pousser toujours plus loin ma recherche artistique et d’explorer les liens physiques du jeu d’acteur, j’ai décidé de poursuivre mon parcours en Europe. En 2023, j’ai obtenu mon Master en physique du théâtre en Suisse, à la prestigieuse Académie Dimitri. Cette spécialisation a permis de parfaire mon identité artistique, me permettant de fusionner l’exigence du mouvement corporel avec la puissance du récit théâtral africain. Aujourd’hui, forte de ce bagage multiculturel, je continue à tracer mon chemin avec la ferme volonté de proposer un théâtre vivant.
Cybelline de SOUZA (Bénin)
Alors, je tiens vraiment à faire ce témoignage pour École Internationale du Théâtre du Bénin, cette école exceptionnelle que j’ai fréquentée de 2012 à 2014. Ça a été une aventure profondément marquante pour moi. J’y ai énormément appris, non seulement sur le théâtre, mais aussi sur tous les métiers qui l’entourent : le jeu d’acteur, le chant, la poésie, l’accessoirisation, la médiation culturelle, la rédaction de projets… vraiment tout un univers artistique et humain. Et aujourd’hui encore, cette formation me sert énormément, notamment dans l’organisation de mes événements depuis 2019. Pourtant, je n’ai jamais appris officiellement l’événementiel. Mais toutes les activités, les festivals et les projets organisés pendant notre formation nous préparaient déjà à ça. Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est le côté internat. Pour moi, c’est une partie essentielle de cette école et il ne faut surtout pas la perdre. L’internat nous apprenait le vivre-ensemble : accepter les qualités et les défauts des autres, travailler ensemble malgré les différences, unir les énergies autour d’un objectif commun. Et honnêtement, c’est quelque chose qui me sert encore aujourd’hui dans ma vie et dans mon équipe. Parce qu’au final, les divergences existeront toujours. La vraie question, c’est : qu’est-ce qui nous rassemble malgré tout ? Donc oui, cette école a fait de moi un acteur et un comédien plus professionnel, mais surtout un homme plus mature. Et ça, ça change tout
Judicäel AVALIGBE (Bénin)
Je tiens à exprimer toute ma gratitude, ma satisfaction et mon admiration à École Internationale de Théâtre du Bénin pour les quatre merveilleuses années de formation que j’y ai passées. Cette école m’a permis d’obtenir une licence en Arts et Techniques du Théâtre dans un cadre académique et humain exceptionnel. Durant tout mon parcours, tout a été mis en œuvre pour élargir mes horizons dans le domaine des arts et de la culture. Dans un contexte où les études au Bénin sont souvent difficiles et pleines d’incertitudes, l’EITB nous a transmis les valeurs d’endurance, de persévérance et de créativité. La formation nous a préparé à identifier les défis du secteur artistique et culturel afin de proposer des solutions concrètes pour notre pays. Le régime d’internat et la cohabitation avec des étudiants de différentes nationalités ont été une expérience humaine très enrichissante. Cela m’a permis de m’ouvrir au monde, de découvrir d’autres cultures et de développer un véritable esprit de solidarité et de tolérance. J’ai particulièrement apprécié l’approche pratique de la formation, riche en expériences vécues au quotidien et en apprentissages concrets. Aujourd’hui, je ressors grandi, mieux préparé et fier d’avoir été formé par cette prestigieuse institution.
Casimir AGBLA (Bénin)
Mes souvenirs de l’EITB (Ecole Internationale de Théâtre du Bénin) sont très chargés. Il y-a tant à dire qu’il faudra peut-être créer les contes des Mille et Une nuits et jours vécus a Togbin- Daho, pour partagés ces souvenirs très intenses encore. Je dis souvent à qui veut l’entendre, que finir 3 années à l’EITB est une expérience qui te nourrit à vie : artistiquement et humainement. Une formation professionnalisante qui te positionne, une famille artistique où tu ne te sens jamais seul, un réseau d’acteurs en devenir… avant même de finir la formation, on a tout. A la fin de ton parcours, ta créativité et ton audace parle à ta place. C’est une matrice de formation artistique et humaine d’où je suis sortie avec une ouverture d’esprit autour de la création contemporaine et prête pour ces défis. Je suis sortie de là outiller, renforcée. On se sent invincible, quand on sort de ce cadre de formation qu’est l’EITB. C’est un cadre stimulant, autant par celui qui la créé, ALOUGINE Dine, un homme inspirant qui, te met tout le temps en défie permanant d’être, de comprendre, d’agir et impacter durablement ton écosystème culturel. Merci pour tout ces engagements, ces sacrifices consentis pour éveiller en moi ce génie créateur. Merci à Madame Carole GBAGUIDI et son équipe administrative. Je vous aime. Longue vie et que Dieu bénisse l’EITB.
Adjaratou YERIMA (TOGO)
Nigérien. Comédien. Acteur culturel et ancien étudiant de la 7ème promotion de l'École Internationale de Théâtre du Bénin, la promotion José Pliya. Quand j'ai choisi l'EITB, ce n'était pas un hasard. C'était une décision mûrement réfléchie, à la fois stratégique et professionnelle. Je voulais m'éloigner du Niger, non pas pour fuir, mais pour me retrouver. Pour couper les distractions, me plonger dans ma formation corps et âme, et aller chercher ce que je ne pouvais pas trouver chez moi. L'EITB n'était pas simplement la meilleure option. C'était l'option juste pour un comédien qui voulait comprendre son métier jusqu'au bout des doigts. Trois ans. Trois ans qui ont tout changé. J'ai appris à jouer, bien sûr. Mais ce que l'EITB m'a vraiment enseigné va bien au-delà des planches. J'ai appris à vivre en communauté. J'ai appris à faire, à construire, à créer, à risquer. Et surtout, j'ai appris ce qui est le plus difficile et le plus rare : j'ai appris à être. Ces trois années, ce sont des visages. Des rencontres. Des hommes et des femmes qui ont traversé ma vie et qui y ont laissé une empreinte indélébile. Des personnes qui m'ont façonné, challengé, élevé. L'EITB, ce n'est pas une école de théâtre. C'est une école de vie. La vraie formation d'homme que j'ai reçue, je l'ai reçue là-bas, au Bénin, loin de chez moi, au milieu d'inconnus devenus frères et sœurs. Aujourd'hui, nous ne sommes qu'une minorité à avoir résisté. À avoir tenu. À être allés jusqu'au bout. Rejoignez-nous. MAMAN Chamsou
(NIGER)
Mon chez moi.
On cherche souvent longtemps cet endroit où l'on se sent bien, compris et aimé. Parfois sans le trouver. Moi, je l'ai trouvé dans le théâtre : ce moment où tu es et en même temps tu n'es pas. Et c'est l'EITB qui me l'a fait cerner. À l'École Internationale de Théâtre du Bénin, j'ai rencontré la tante Scénographie et l'oncle "Pièce de théâtre". J'ai croisé le cousin congolais acteur et j'ai papoté avec le gendre régisseur nigérien. J'ai rencontré une famille vaste où suiveurs de code et briseurs de code s'embrasent pour ne faire qu'un : un art total. Comme aime le dire Aladji, c'est l'école de la vie. Grâce au théâtre exercé dans l'enceinte de l'EITB, je suis une personne prête à tout affronter avec courage et abnégation, puisque choisir le théâtre, c'est choisir le monde.
Sidoine AGOUA (Bénin)